[ Sommaire ] · Approfondissement du chapitre 4.3 : Cognition
Exemple d'un traitement neurophysiologique
[ NB : Textes provisoires. Niveau de rédaction du chapitre : 2 / 5 ]
Exemple concret de traitement neurophysiologique des diverses informations relatives à une situation concrète.
La situation concrète choisie est un promeneur mordu par un animal.
Pour chaque étape de la situation est proposé une modélisation schématique de l'activation neurophysiologique, qui correspondrait au traitement de l'information en cours.
Figure A4.3-TN-1 : Exemple de traitement neurophysiologique (1) réduit
· La situation initiale est un promeneur qui marche de façon automatique, et qui est profondément absorbé par un monologue intérieur.
· Dans ce cas de figure, on observerait :
1- Une faible activité des structures des niveaux I à IV, dans la mesure où la marche automatique ne semble requérir que peut d'attention et de traitement d'information.
2- Une relative activation de certaines régions du niveau V, en particulier les régions impliquées dans la parole (région de Broca), les significations sémantiques (régions pariétales) et la concentration (régions frontales).
Figure A4.3-TN-2 : Exemple de traitement neurophysiologique (2) réduit
· Supposons qu'accidentellement la personne dérange un animal et que cet animal, surpris, la mord.
· La morsure du membre inférieur entraînerait :
10- La destruction des tissus cutanés provoquerait la libération de certains neurotransmetteurs et la compression des tissus et des cellules réceptrices environnant.
11- La compression et la destruction des tissus entraînent l'activation, entres autres, des nocicepteurs qui transmettent des influx nerveux vers la moelle épinière.
12- Les influx nociceptifs activent des interneurones médullaires (dans certains cas la transmission des influx aux motoneurones peut être directe).
13- Les interneurones transmettent l'influx nerveux à d'autres interneurones et à des motoneurones.
14- L'activation des motoneurones déclenche les réflexes de retrait.
15- A ce stade, la personne n'a pas encore conscience de l'incident et de la douleur, et reste absorbée dans ses pensées.
Figure A4.3-TN-3 : Exemple de traitement neurophysiologique (3) réduit
20- Propagation des influx aux centres supérieurs, via des collatérales.
21- Activation des structures de niveau III, de type mésencéphalique, impliquées dans les régulations végétatives.
22- Activation concomitante des systèmes modulateurs réticulaires et monoaminergiques.
23- Inhibition de la douleur par PAG.
24- Réponses effectrices : réactions végétatives, respiratoire, cardiovasculaire, d'orientation, de tonus musculaire et initiation des vocalisations.
25- A ce stade, le sujet est toujours dans l'idéation.
Figure A4.3-TN-4 : Exemple de traitement neurophysiologique (4) réduit
30- Propagation des influx aux centres supérieurs.
31- Activation des structures de niveau IV, de type limbique, impliquée dans les régulations émotionnelles.
32- Activation concomitante des structures de niveau II à IV par les systèmes réticulés et monoaminergiques.
33- Réponses effectrices : processus de mémorisation, réaction de douleur, de peur, de vocalisation, ...
34- Diminution de l'activité des centres médullaires, par rétroinhibition des centres supérieurs et par la baisse de l'activité des nocicepteurs.
35- A ce stade, perception inconsciente (ou préconsciente) de la douleur.
Figure A4.3-TN-5 : Exemple de traitement neurophysiologique (5) réduit
40- Propagation aux centres supérieurs.
41- Activation des structures de niveau V, de type corticale, impliquées dans les processus cognitifs.
42- interactions néocortex-limbique (mémorisation, émotion, etc.)
43- Rétroactivation des systèmes réticulé et monoaminergique.
44- Réponses effectrices : réactions conscientes, observation, raisonnement, et mouvements moteurs volontaires.
45- Diminution de l'activité des régions de niveau II et III.
Figure A4.3-TN-6 : Exemple de traitement neurophysiologique (6) réduit
· A ce stade, on peut supposer que la personne examine avec attention ce qui vient de lui arriver.
· Son activité essentiellement intellectuelle se traduirait par :
50- Diminution de l'activité nociceptive.
51- Analyse de la situation, forte activité intellectuelle. Activation de certaines régions néocorticales et limbiques.
52- Activation des régions réticulée et monoaminergiques.
53- Les régions médullaires et mésencéphaliques sont faiblement actives.
Figure A4.3-TN-7 : Exemple de traitement neurophysiologique (7) réduit
· A un moment donné de son analyse de la situation, le personne se rend compte qu'elle a été mordue vraisemblablement par un animal venimeux et sans doute, compte tenu du contexte écologique, mortel.
· Cette prise de conscience pourrait entraîner une peur panique, qui se traduirait par :
61- Peur panique caractérisée par l'hyperactivation de structures de niveaux III et IV (amygdale et régions connexes).
62- hyperactivation des régions modulatrices.
63- Hypoactivation des régions néocorticales.
64- hypoactivation des régions médullaires.
65- Légère activation persistante de la région mordue.
66- Gate control fermé. Pas de sensations douloureuses.
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