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A - Facteurs du développement psychique et comportemental
Ce chapitre a pour objectif de présenter les facteurs principaux qui seraient à l'origine du développement des caractéristiques psychiques et des différents comportements.
Ces facteurs sont présentés dans un schéma de synthèse afin de donner une visualisation graphique, une image globale de la dynamique psychique et comportementale.
Figure A4.4-MC-A : Facteurs de la dynamique psychique et comportementale réduit
Figure 4.4-A : Dynamique de l'acquisition du profil psychique et des comportements réduit
( version simplifiée de la figure précédente )
Il semblerait que tous les facteurs n'aient pas la même importance. Certains facteurs seraient intrinsèquement et structurellement majeurs, d'autres auraient une importance variable suivant la constitution génétique du sujet, suivant son expérience singulière et suivant le contexte écologique ou culturel.
Remarques
Chaque facteur correspondrait à une entité bien identifiable, ayant des effets propres et mesurables, dans un organisme donné, dans un milieu environnemental donné ou dans une société donnée.
Par exemple, dans la culture de type occidentale, la famille nucléaire et le milieu scolaire sont des contextes ayant de nombreuses régularités tout en étant très distincts. Le contexte familial aurait donc une influence structurante, en particulier sur les enfants, qui serait différente et distincte de celle du milieu scolaire. Par contre, dans des sociétés de type communautaires, la structure familiale n'existant pas, ce serait d'autres facteurs qui seraient structurants.
En occident, le milieu professionnel est également bien distinct du milieu familial, justifiant la définition d'un facteur familial et d'un facteur professionnel. Dans de nombreuses sociétés préindustrielles, il n'existe pas de distinction sociale ou d'habitat entre le contexte du travail et celui de la famille (qui parfois d'ailleurs n'existe pas). Dans ce cas, la définition de facteurs professionnel et familial ne serait guère pertinente.
a - Facteurs externes d'émergence
a - Valeurs
Les valeurs correspondraient à des facteurs d'ordre cognitif. Elles seraient apprises au cours de l'enfance et deviendraient un système de référence, guidant le sujet dans ses actions quotidiennes.
On pourrait distinguer, suivant l'influence qu'elles exercent, trois type de valeurs : micro- et macro-sociales, et sociétales.
(cf. le chapitre "niveaux d'organisation").
Valeurs micro-sociales
Les valeurs micro-sociales correspondent aux valeurs en usage dans le milieu de vie (famille, communauté, ...) d'une personne.
Ces valeurs auraient un puissant effet structurant sur la personnalité, dans la mesure où elles sont intégrées dès le plus jeune âge, le plus souvent de façon inconsciente et involontaire, par conditionnement, dans des contextes fortement émotionnels.
Comme exemple de valeurs micro-sociales, on peut citer la franchise, l'autoritarisme, l'obéissance, la communication, ...
Valeurs macro-sociales
Les valeurs macro-sociales correspondent aux valeurs en usage dans le milieu de vie élargie (scolaire, périscolaire, entreprise, association, ...) d'une personne.
Ces valeurs auraient une influence plutôt sur le comportement volontaire, dans la mesure où elles sont apprises plus tard et de façon consciente, lorsque le sujet est capable d'un minimum de recul et d'analyse critique.
Comme exemple de valeurs macro-sociales, on peut citer la religion, le communautarisme, l'économie solidaire, ...
Valeurs sociétales
Les valeurs sociétales correspondent aux valeurs dominantes en usage dans la société où vit une personne.
L'influence de ces valeurs serait plus diffuse. L'adhésion à ces valeurs peut souvent prendre un caractère uniquement formel.
Comme exemple de valeurs sociétales, on peut citer la démocratie, l'anarchie, le totalitarisme, le libéralisme, ...
Les valeurs sociétales seraient des valeurs plus abstraites et plus générales que les valeurs micro- et macro-sociales. Les valeurs macro-sociales correspondraient à la transposition concrète dans un collectif des valeurs sociétales. Les valeurs micro-sociales correspondraient à des interprétations personnelles, en fonction des caractéristiques psychologiques des individus, des valeurs sociétales et macro-sociales.
b - Contraintes
Les contraintes correspondraient aux exigences pragmatiques et souvent matérielles des différentes situations auxquelles l'Homme est confronté.
Il semblerait que le seul fait d'être confronté à un état de contrainte soit un facteur potentiel de dynamique psychique négative, dans la mesure où il semblerait que l'être humain ait besoin d'être et de se sentir dans un état de "liberté" (cf. besoin "Praxique")
Contraintes professionnelles
Le terme de "travail" désigne toutes les activités obligatoires qu'un individu est contraint de réaliser pour assurer sa subsistance ou pour satisfaire aux règles sociales de son groupe culturel d'appartenance.
Les contraintes de travail auraient un impact d'autant plus négatif sur la dynamique psychique qu'elles sont, de façon réelle ou perçues comme telle, source de pénibilité, de dévalorisation, ou de pathologies.
Contraintes familiales
Le terme "famille" est utilisé pour désigner un groupe de personne vivant ensemble et ayant des interactions sociales et affectives privilégiées.
Cet ensemble de personnes constituerait l'unité sociologique de base du groupe culturel d'appartenance. Dans le cadre de la culture occidentale, ce groupe de personne est généralement constitué par les parents et leurs enfants.
Le terme "contraintes familiales" désigne toutes les obligations existant au sein de la communauté et correspondrait généralement aux soins et à l'éducation des enfants, à la gestion et à la préparation des aliments, à l'hygiène, aux travaux d'habitat ou aux règles sociales du groupe.
Par rapport à la dynamique psychique, il semble que les "contraintes familiales" auraient un impact négatif lorsqu'elles seraient, de façon réelle ou perçues comme tel, source de pénibilité, d'humiliation, de dévalorisation, de sentiment d'impuissance ou d'échec. Elle auraient au contraire un impact positif lorsqu'elles seraient, toujours de façon réelle ou perçues comme tel, source de gratification, de joie, de valorisation sociale ou de sentiment de réussite.
Par rapport aux comportements, il semble que les "contraintes familiales" relatives aux enfants soient un des facteur favorisant le développement du comportement parental. Il semblerait également que des "contraintes familiales" négatives pourraient être un facteur favorisant le développement du comportement d'agression.
Contraintes santé
Les contraintes de santé correspondraient à des impératifs qu'une personne devrait respecter pour rester ou retrouver un état de bonne santé. Ces contraintes de santé seraient variables suivant les personnes, en fonction de leurs caractéristiques propres (caractéristiques génétiques, physiopathologiques ou d'handicaps).
Ces contraintes auraient un impact d'autant plus négatif sur la dynamique psychique que le sujet doit effectuer des actions douloureuses, pénibles ou dévalorisantes.
Par exemple, des injections quotidiennes d'insuline pour des diabétiques, de nombreuses restrictions d'activités ou de situations pour des allergiques, de nombreuses restrictions alimentaires pour des obèses ou des soins chimiothérapiques pour des cancéreux.
Contraintes de ressources (contraintes financières)
La notion de ressource désigne l'ensemble des éléments et moyens permettant d'assurer la subsistance d'une personne. Les ressources sont principalement des revenus financiers dans la société occidentale.
Les contraintes liées aux ressources seraient particulièrement aiguës lorsque ces ressources sont faibles. Dans ce cas, ce facteur aurait un impact négatif sur la dynamique psychique et orienterait le comportement vers des activités de subsistance.
Au contraire, lorsqu'il n'existe pas de contraintes liées au ressources, ce contexte aurait tendance à induire un état psychique plus positif et des activités plus intellectuelles.
Contraintes géoclimatiques
Les contraintes géoclimatiques correspondraient aux impératifs découlant du climat et du cadre géographique où vit une population donnée.
Ce facteur aurait une importance d'autant plus grande que les contraintes géoclimatiques seraient fortes, en particulier dans les climats extrêmes ou les habitats particuliers (haute montagne, régions désertiques, zones marécageuses, ...).
Ce facteur influence l'activité humaine en général (habitat près des côtes, des rivières et des voies de communications naturelles, industries à proximité des ressources naturelles), le comportement humain (typicité des cultures en fonction du milieu naturel) et l'état de santé (exemple du trouble de l'humeur à caractère saisonnier ou dépression hivernale).
Les contraintes géoclimatiques seraient des métadéterminants, dans la mesure où l'Homme ne peut agir sur elles. Néanmoins ces contraintes auraient moins d'importance aujourd'hui, les moyens technologiques permettant, non de changer la géographie ou les climats, mais d'en limiter les effets (moyens de transport, de communication, d'irrigation, de climatisation, ...).
Contraintes habitat
Les contraintes liées à l'habitat humain correspondraient aux contraintes liées à l'environnement créé par l'Homme : organisation urbaine, architecture et agencement de l'immobilier, caractéristiques du mobilier ...
Les contraintes liées à l'habitat auraient en général une influence plus importante que les contraintes géoclimatiques, dans la mesure où l'être humain est quotidiennement confronté aux caractéristiques de son habitat. De plus l'habitat préserve le sujet en atténuant les facteurs géoclimatiques.
Il semblerait que des caractéristiques de l'habitat aient des impact non négligeables sur le comportement et la dynamique psychique, telles que les nuisances sonores, la pollution atmosphérique urbaine, la densité de population, l'agencement des locaux d'habitation, ...
g - Expériences
Les expériences significatives seraient des expériences vécus par une personne, mais avec une intensité particulière qui "marquent" cette personne et qui modifieraient son comportement ultérieur.
Expérience significative 1
... disponible prochainement ...
Expérience significative 2
... disponible prochainement ...
Expérience significative n
... disponible prochainement ...
d - Relationnel
Le facteur relationnel correspond à la dynamique affective née des relations interpersonnelles. Le facteur relationnel, par l'intermédiaire de l'effet affectif qu'il provoque, semble avoir un impact majeur sur l'état psychique.
On pourrait distinguer, spécifiquement au cadre de vie occidental, des milieu professionnel, familial, intime et occasionnel, où existent des relations interpersonnelles.
Relationnel professionnel
Le facteur relationnel "professionnel" correspondrait aux relations interpersonnelles existant lors des activités obligatoires destinées à assurer la subsistance (cadre professionnel dans la société occidentale).
Il semble pertinent de distinguer, lorsque le milieu "professionnel" est bien distinct des autres milieux (familial, de loisir, religieux, ...), une dynamique relationnelle et affective professionnelle. Cette dynamique relationnelle aurait comme caractéristique d'être contrainte, d'être associée avec des activités obligatoires et d'être à hauts risques (l'exclusion du milieu professionnel pouvant signifier la perte des ressources).
Pour ces raisons, la dynamique relationnelle professionnelle peut être un facteur non négligeable agissant sur la dynamique psychique.
Relationnel familial
Le facteur relationnel "familial" correspondrait aux relations interpersonnelles existant au sein d'un groupe de personne vivant ensemble et ayant des interactions sociales et affectives privilégiée (famille nucléaire constituée des parents et des enfants dans la société occidentale).
Il semble pertinent de distinguer, lorsque le milieu "familial" est bien distinct des autres milieux (professionnel, de loisir, religieux, ...), une dynamique relationnelle et affective familiale. Cette dynamique relationnelle aurait comme caractéristique d'être initiale dans le vécu d'un enfant et d'avoir lieu avec des personnes avec lesquelles il est en situation de grande dépendance.
Pour ces raisons, la dynamique relationnelle familiale peut être un facteur non négligeable agissant sur le développement de la dynamique psychique.
Relationnel intime
Le facteur relationnel "intime" correspondrait à des relations interpersonnelles caractérisées par une grande authenticité et par une grande intensité affective. Les personnes ayant des relations "intimes" expriment ce qu'elles sont et ce qu'elles ressentent, en situation de sympathie et d'empathie.
A noter que la caractéristique "intime" de la relation n'implique par forcément une dimension sexuelle (au sens occidental du terme "sexuel").
Pour ces raisons, la dynamique relationnelle intime est un facteur majeur agissant sur le développement de la dynamique psychique. Il semblerait absolument nécessaire pour l'équilibre psychologique que chaque personne puisse avoir des relations intimes au cours de son existence.
Relationnel occasionnel
Le facteur relationnel "occasionnel" correspondrait à des relations interpersonnelles fortuites, survenant en dehors des situations habituelles.
En général, ces relations occasionnelles n'auraient que peu d'influence sur le comportement ou la dynamique psychique. Il semblerait néanmoins, lorsque une de ces relations aurait des caractéristiques inhabituelles, qu'elle pourrait avoir un effet non négligeable.
e - Pression de conformité
Il existerait de plus, au niveau social, une pression de conformité qui induirait la normalisation de la plus grande majorité des individus d'une société donnée.
Seul une minorité de personnes, pour des raisons diverses mais rarement pathologiques, seraient déviantes par rapport aux normes sociales dominantes.
b - Facteurs internes d'émergence
Les facteurs internes responsable de l'émergence des comportements sont les processus physiologiques, les besoins et les processus de traitement de l'information.
Ne sont présentés dans ce chapitre que les besoins et les processus qui ont une influence majeure dans la genèse et la dynamique psychique et comportementale.
a - Besoins
Thermorégulation
L'Homme est un animal homéotherme. La nécessité de maintenir une température constante, qui se traduit au niveau conscient par des sensations affectives de froid et de chaleur, est un facteur majeur inducteur de comportements et ayant un impact au niveau psychique.
Lorsque la température interne s'écarte de la zone de confort, le sujet réagit par des mécanismes physiologiques de thermogenèse (frissons thermiques, ...) ou de thermolyse (sudation, ...). Néanmoins les processus physiologiques sont limités et la variation de température provoque des comportements volontaires, tels que de l'activité physique, des comportements vestimentaires ou des actions de modification de la température du milieu, qui sont nettement plus efficaces.
Alimentation
L'organisme humain a besoin d'énergie ainsi que d'éléments minéraux et organiques. Le fait que ce besoin alimentaire se traduise par des sensations affectives intenses, et le fait que les aliments nécessite un travail élaboré pour être produit, sont des facteurs majeurs inducteur de comportements tout en ayant un impact au niveau psychique.
Il semble que lorsqu'il existe une situation de disette ou de famine, la sensation de faim deviendrait dominante et le comportement serait réorganisé vers des activités de subsistance.
Oxysmique
Il semble que le système nerveux à "besoin" de stimuli pour se développer normalement. Ce "besoin" de stimulation est un facteur majeur inducteur de comportements et a également un impact au niveau psychique.
(cf. le chapitre "Besoin oxysmique")
Il semblerait que de nombreux comportements ait pour objectif principal de donner des stimuli aux sujets : recherche de l'interaction sociale, recherche de sensations des organes sensoriels, telles les sensations vestibulaires (tous les sports de vitesse ou de glisse), recherche de sensations émotionnelles, ...
Épistémique
Il semble que tout mammifère a "besoin" d'explorer son environnement. Tout élément nouveau ou inconnu provoque une tendance à l'exploration tant sensorielle qu'intellectuelle. Ce "besoin" d'exploration est un facteur inducteur de comportements et a également un impact au niveau psychique.
(cf. le chapitre "Besoin épistémique")
Praxique
Il semble que l'être humain ait "besoin" d'agir, essentiellement pour faire face aux différentes motivations générées par son système cérébral. Ce "besoin" d' "agir" serait un facteur majeur inducteur de comportements et aurait également un impact au niveau psychique.
(cf. le chapitre "besoin praxique")
Philique
Il semble que l'être humain ait "besoin" de l'aide des autres, essentiellement pour faire face aux différentes motivations générées par son système cérébral. Ce besoin, qui serait ressenti dans un mode intensément affectif, serait un facteur majeur inducteur de comportements et aurait également un impact majeur au niveau psychique.
(cf. le chapitre "besoin philique")
b - Traitement de l'information
Neuromodulation
Le facteur de neuromodulation serait un facteur important dans la modulation fonctionnelle des processus cérébraux. De ce fait, ce facteur aurait une influence indirecte non négligeable sur la dynamique psychique et comportementale.
(cf. le chapitre "Neuromodulation")
L'exemple type serait les antidépresseurs, qui, par une action neuromodulatrice sur les amines cérébrales (noradrénaline et sérotonine), modifient l'état psychique.
Neuroplasticité
Le facteur de neuroplasticité serait un facteur important dans la modification structuro-fonctionnelle des processus cérébraux. De ce fait, ce facteur aurait une influence indirecte sur la dynamique psychique et comportementale.
(cf. le chapitre "Neuroplasticité")
Systèmes sensoriels
Le facteur sensoriel serait un facteur important dans l'induction et la modulation tant de la dynamique psychique que des comportements. De nombreux comportements et de nombreux états psychiques sont provoqués par des stimuli sensoriels. Parmi tous les systèmes sensoriels, le système somatosensoriel semble avoir l'impact le plus important.
Réactivité
La réactivité correspondrait au délai global de réaction entre un stimulus et la réponse qu'il provoque. La réactivité serait, de manière indirecte et en particulier lorsqu'elle est très faible ou très forte, un facteur modulateur de certains comportements.
(cf. le chapitre "Réactivité")
Par exemple, on observe expérimentalement chez les rongeurs qu'un haut niveau de réactivité est un des facteurs indirects de l'acquisition d'un comportement d'agression. (cf. le chapitre "Agression")
Plaisir
Le plaisir serait un des facteurs les plus déterminants dans l'induction et la modulation tant de la dynamique psychique que des comportements, à court, moyen et très long terme.
(cf. le chapitre "Plaisir")
Douleur
La douleur serait un des facteurs les plus déterminants dans l'induction et la modulation tant de la dynamique psychique que des comportements, particulièrement lorsque cette douleur est intense et durable.
Il semble que la douleur intense et aiguë aurait d'une part, un effet immédiat de modification du comportement en cours, et, d'autre part, par conditionnement aversif, un effet à plus long terme d'évitement des situations similaires ayant provoquées cette douleur.
Il semble que la douleur chronique aurait principalement un effet au niveau psychique, entraînant une réorganisation de l'activité du psychisme autour de cette sensation douloureuse. Cette modification de la dynamique psychique se traduirait pour le sujet par un désinvestissement du monde extérieur et par un état de souffrance psychique.
(cf. le chapitre "Souffrance psychique" et cf. le chapitre "Douleur")
Souffrance
La souffrance serait un des facteurs les plus déterminants dans l'induction et la modulation tant de la dynamique psychique que des comportements, particulièrement lorsque cette souffrance est intense et durable.
Il semble que la souffrance intense et chronique aurait principalement un effet au niveau psychique, entraînant une réorganisation de l'activité du psychisme autour de cette sensation négative. Cette modification de la dynamique psychique se traduirait le plus souvent pour le sujet par un désinvestissement du monde extérieur, un état d'anhédonie et de dépression.
(cf. le chapitre "Souffrance psychique")
Rage
La rage serait un facteur d'induction et de modulation de la dynamique psychique et des comportements.
Ce facteur serait particulièrement important chez les sujets où ce processus émotionnel se produit facilement, c'est-à-dire chez les personnes sensibles aux situations inductrices (frustration, stress, humiliation, ...).
(cf. le chapitre "Rage")
Dégoût
Le dégoût serait un facteur important d'induction et de modulation de la dynamique psychique et des comportements.
Le dégoût n'étant innée que pour les modalités olfactives et gustatives, ce facteur aurait une importance d'autant plus grande que le milieu familial et culturel aura provoqué, par conditionnement, du dégoût pour de nombreux éléments (certaines sécrétions corporelles, certaines régions du corps, certains aliments, certaines attitudes, ...)
(cf. le chapitre "Dégoût")
Par exemple le dégoût pour l'urine modifierait le comportement de miction, le dégoût pour les régions anales et génitales modifierait le comportement sexuel.
Par rapport à la dynamique psychique, le fait pour un sujet de devoir vivre une situation qu'il considère comme dégoûtante est susceptible d'avoir un impact très négatif sur son état psychique.
Peur
La peur serait un facteur majeur d'induction et de modulation de la dynamique psychique et des comportements.
La peur semble participer à la genèse ou à la modulation de nombreux comportements, et semble être un état psychique fréquent. Chaque personne éprouve régulièrement la peur de souffrir, d'être dévalorisé, de ne plus être aimé, d'être sanctionnée, d'échouer, de perdre quelque chose, ...
Il semble que des états de peur trop fréquents ou trop intenses produisent une incapacité du sujet à s'ajuster au monde environnant. Mais il semblerait également qu'une absence totale de peur induise des comportements inappropriés.
(cf. le chapitre "Peur")
Motivation
La motivation serait un facteur majeur d'induction et de modulation des comportements.
Il semblerait qu'il ne puisse exister de comportements, en dehors des comportements réflexes, en l'absence de motivation.
(cf. le chapitre "Motivation")
Conditionnement
Le conditionnement serait un facteur majeur d'induction et de modulation de la dynamique psychique et des comportements.
(cf. le chapitre "Conditionnement")
Exploration
La tendance à l'exploration du milieu serait un facteur majeur d'induction et de modulation du comportement épistémique.
La tendance à l'exploration, commune à tous les mammifères, est caractérisé chez l'Homme par une exploration du milieu physique, mais également du domaine intellectuel. Ce comportement de recherche de compréhension (épistémique) serait crucial dans le développement des facultés intellectuelles. Ces dernières auraient un rôle modulateur dans le développement de nombreux comportements.
Il semblerait que le facteur d'exploration ait un effet indirect de modulation, par l'intermédiaire des capacités cognitives, sur de nombreux comportements et que ce facteur aurait un effet négatif lorsque la tendance à l'exploration et à la curiosité est découragée chez l'enfant par le milieu familial.
(cf. le chapitre "Besoin épistémique")
Attachement
Le facteur d'attachement serait un facteur important du développement de certaines caractéristiques psychiques et comportementales.
Il semblerait que le facteur d'attachement participe, entre autres, à la genèse du comportement parental et à la formation du couple parental. Il participerait également à la genèse des sentiments d'amitié et d' "amour".
(cf. le chapitre "Attachement")
Culpabilité
Le facteur de culpabilité est un facteur facultatif. Il semblerait en effet que la culpabilité soit un acquis culturel, inexistant dans certains groupes sociaux.
Lorsqu'il existe, le facteur de culpabilité peut être un facteur important ayant un impact négatif sur la dynamique psychique.
(cf. le chapitre "Culpabilité")
Catégorisation
Le facteur de catégorisation serait un des facteurs majeurs modulateurs des processus cognitifs et des comportements.
La capacité de créer des catégories (homme, femme, enfant, bien, mal, ...) modifie certains comportements. Dans l'hypothèse purement spéculative où le processus de catégorisation n'existerait pas, il semblerait que les comportements humains seraient grandement modifiés.
(cf. le chapitre "Catégorisation")
Par exemple, s'il n'était pas possible de créer les catégories d'homme et de femme le comportement homosexuel ne pourrait exister (du moins en tant que concept).
S'il n'était pas possible de créer les catégories de "bien" et de "mal", il serait impossible d'évaluer les différentes actions humaines.
...
Attention
Le facteur attentionnel serait un facteur important du développement des capacités cognitives. Le facteur attentionnel aurait un effet indirect de modulation des comportements par l'intermédiaire du facteur cognitif.
(cf. le chapitre "Attention")
Signification
Le facteur de signification serait le facteur majeur inducteur et modulateur de différents types d'états psychiques. Il aurait également un effet majeur sur les comportements, tant émotionnels que cognitifs.
Il semblerait que l'être humain puisse donner n'importe quelle signification à quasiment n'importe quelle situation ou action. Et ce serait principalement en fonction du sens qu'il donne à tel ou tel événement que le sujet éprouve de la joie ou de la peine, agit ou se replie sur lui-même.
(cf. le chapitre "Signification")
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