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b.2 - Remarques complémentaires

Événement passé virtuel

Il semblerait que la signification donnée à un événement passé et les effets induits par cette signification soient indépendants de la réalité effective de cet événement initial.

C'est-à-dire que l'événement initial soit réel ou seulement imaginé (fausse remémoration), l'effet qu'il exerce sur le psychisme serait similaire.

Ce qui implique qu'un sujet peut attribuer une signification négative à un événement qui n'a pas existé et en ressentir des souffrances psychiques intenses et bien réelles !
Il semblerait même possible d'attribuer une signification négative, mais de surcroît erronée, à un événement virtuel et en ressentir quand même des effets psychique bien réel !

Événement futur

Il semblerait également possible, par un processus d'anticipation, qu'un sujet puisse se représenter un événement futur probable, lui attribuer par avance une signification, et ressentir dans le présent de façon bien réelle les effets psychiques de la signification attribuée à cet événement futur.
( Partie e, figure S&DP )

Modification ultérieure de la signification

Par rapport à la dynamique psychique future d'un sujet, il semblerait important qu'au cours d'une modification de signification, par exemple lors d'une thérapie, la nouvelle signification donnée à un événement ( Partie b5, figure S&DP ) tienne compte des différents niveaux de réalité : contextuel, culturel et psychobiologique.

Comme le plus souvent ces différents niveaux de réalité ne sont pas en adéquation, il semblerait important de donner au sujet des informations concernant ces différentes réalités, afin que le sujet puisse élaborer des significations relatives, cohérentes avec la complexité de la réalité biologique et sociale.

Induction de sensations émotionnelles

Il semblerait que le processus de signification puisse être à l'origine d'une induction uniquement cognitive de sensations émotionnelles.

Une situation donnée peut être émotionnellement neutre, mais, après réévaluation cognitive, le sujet peut lui attribuer une signification qui pourrait être susceptible d'engendrer des état émotionnels intenses, voire de la souffrance psychique.

Genèse de la signification

L'élaboration d'une signification par rapport à une situation ou un événement serait basé sur :

Principalement :

– Les besoins psychobiologiques.

– Le vécu affectif du sujet.

Secondairement :

– Les règles et normes sociales.

– L'intentionnalité perçu des autres protagonistes.
Par exemple, lors d'une communication duelle, la signification donnée par le sujet à un geste de la main de son interlocuteur sera élaboré par rapport au besoin affectif d'être aimé (besoin "philique") mais en fonction de l'intentionnalité perçu et du sens culturel de ce geste.

La signification ainsi élaborée serait idiosyncrasique, propre au sujet.

b.3 - Problème majeur relatif à la signification

Le problème principal et majeur directement liée au processus cognitif de signification est qu'apparemment l'être humain peut donner n'importe quelle signification à n'importe quelle situation, qu'elle soit réelle ou non.

Il semble que l'être humain puisse croire à quasiment n'importe quoi, et qu'une fois une croyance installée, l'homme puisse aller, dans les cas extrêmes, jusqu'à tuer ou se faire tuer pour cette croyance.
De plus, s'il est confronté à des événements par trop en contradiction avec ses croyances les plus fondamentales, cela peut provoquer des souffrances psychiques, voire la psychopathologique, et le suicide dans les cas extrême.

Implications cliniques

Dans la recherche du facteur causal d'une souffrance psychique ou d'un état de type psychopathologique, la question à poser ne serait pas "quelle est le type d'événement que la personne à vécue" (problématique et gravité de la situation alimentaire, sexuelle, d'éducation, familiale, ... que le sujet à vécu) ? Mais "quelle est la signification que le sujet donne actuellement à cet événement passé ? Quels sont les effets psychiques (émotionnels et cognitifs), somatiques, comportementaux et sociaux provoqués par la signification personnelle et subjective que le sujet donne à la situation qu'il a vécu ?".

Le facteur majeur qui serait déterminant dans le devenir psychologique, psychosomatique et éventuellement psychopathologique, ne serait pas les caractéristiques externes, objectives et réelles d'un contexte, d'un événement ou d'une situation donnée et vécue (réellement ou imaginé comme tel), mais la signification subjective interne que le sujet attribue actuellement à ce contexte, cet événement ou cette situation.

Cette problématique de la signification et des effets de la signification avait déjà été mise en évidence par Victor E. Frankl dans les années 1960, avec le concept de "logothérapie". Voir ses ouvrages en français : "Découvrir un sens à sa vie : avec la logothérapie" (Éditions de l'Homme, 1988) et "Raisons de vivre" (Éditions du Tricorne, 1993).

Remarques complémentaires

Exprimé autrement, il semblerait que ce ne soit pas le type de situation (alimentaire, sexuelle, d'éducation, familiale, ...) qui induise la souffrance psychique (voire la psychopathologie) mais la résultante émotionnelle de cette situation.
Il semblerait que ce ne soit pas un acte en lui-même qui puisse induire une souffrance psychique, mais la réaction émotionnelle et comportementale, lié à cet acte, des autres personnes avec lesquelles le sujet interagit.
Ce serait l'attitude des autres qui serait, principalement, à l'origine de la signification donnée à l'acte, et de l'effet psychique de cet acte.

La conséquence majeure est que chez l'être humain, quasiment tout peut poser problème et induire une souffrance psychique, car tout peut être associé à des émotions négatives, par le simple fait d'être exposé aux réactions émotionnelles des autres.
Par rapport aux interactions interindividuelles et aux normes sociales, il semblerait que le facteur déterminant soit, lors de la transgression d'une règle, la force et l'intensité des réactions émotionnelles négatives. Le mécanisme aurait lieu plutôt sur la forme que sur le fond, c'est-à-dire que la règle n'est pas importante en elle-même (peu importe sur quoi elle porte et si elle correspond au réel ou non), mais ce sont les réactions émotionnelles (des autres et celles des personnes transgressant la règle) que sa transgression produit qui va déterminer la dynamique psychique future des personnes impliquées dans la transgression de cette règle.

Divers

Un problème également à prendre en compte, est celui d'une divergence de signification attribuée à une situation traumatique. Lorsque la signification donnée par un sujet diffère de la signification donnée par les autres personnes de l'entourage, se crée un problème de non reconnaissance (la personne se sent incomprise), qui renvoie à la problématique de la non satisfaction des besoins psychiques (besoin philique).

b.4 - Conclusion

Dans la majorité des cas, le processus cognitif de signification semblerait être un facteur crucial et fondamental dans le devenir psychique ou psychopathologique du sujet.

b - Facteurs accidentels

Les facteurs accidentels, du latin accidens, survenir, seraient des événements imprévisibles ou soudains qui entraînent des changements importants, des accidents ou des maladies.

a - Pathologie ou traumatisme

Les pathologies ou traumatismes sont des facteurs internes par rapport au corps du sujet, et qui provoquent des altérations de l'intégrité de l'organisme.
( Partie f, figure 5-D "Souffrance psychique" & "psychopathologie" )

Dans le cas de pathologie ou de traumatisme, les états émotionnels seraient le plus souvent provoqué soit par des afférences sensorielles douloureuses, soit par l'évaluation cognitive (signification) de l'impact actuel ou futur de la maladie.

Atteintes pathologiques ou traumatiques

Une atteinte de l'organisme, par un facteur pathologique ou traumatique, pourrait entraîner, de façon directe, en raison de la douleur ou de la diminutions des capacités physiques, l'induction d'un état émotionnel négatif, susceptible de provoquer des souffrances psychiques.

De plus, suivant le type de pathologie ou de traumatisme, et suivant la signification donnée à cette pathologie ou traumatisme, un autre état émotionnel négatif peut être induit de façon indirecte, qui se surajoute à celui déjà existant.

Dans quasiment tous les cas de pathologies ou de traumatismes, on observe que la personne ressent des émotions négatives qui l'affectent.

Cas particulier : Atteintes des structures sous-tendants les processus émotionnels

Certaines pathologies ou traumatismes altèrent directement les structures sous-tendant les processus émotionnels.

On observe dans ce cas des altérations fonctionnelles des processus émotionnels, qui induisent subséquemment des états de souffrance psychique, voire de psychopathologie, et des perturbations comportementales.

Dans ce cas de figure, les traitements curatifs relèvent de la neurologie.

b - Facteurs accidentels divers

Cette rubrique regroupe tous les facteurs qui ne relèvent pas des autres rubriques, qui sont accidentels, et qui induisent des émotions généralement négatives.
Exemple : Décès d'un être cher (Deuil), Chômage, perte importante d'argent, …
( Partie g, figure 5-D "Souffrance psychique" & "psychopathologie" )

Les facteurs accidentels divers sont des facteurs externes par rapport au corps du sujet, et provoquent des altérations psychiques qui sont le plus souvent induites par un traitement cognitif (signification) du contexte environnemental.

Dans quasiment tous les cas accidentels, on observe que la personne ressent des émotions négatives qui l'affectent.

c - Facteurs sociaux

Les facteurs sociaux intervenant dans la genèse des perturbations psychiques sont des facteurs d'interaction entre les personnes. Il semblerait que ce soit la nature de la dynamique relationnelle inter-personnelle qui est à l'origine de l'altération des processus émotionnels individuels.

Les deux principaux facteurs sociaux susceptibles d'induire des réactions émotionnelles intenses et négatives seraient l'agression et la carence des besoins psychiques.

a - Agression

L'agression est un des facteurs majeurs provoquant des réactions émotionnelles négatives.
( Partie d, figure 5-D "Souffrance psychique" & "psychopathologie" )

NB : Le terme "agression" correspond au concept d'agression tel que définit dans le chapitre : "Comportement d'agression".

Agression et dynamique psychique

Figure A5-DP-A : Agression & Dynamique psychique réduit

La dynamique psychique induite par l'agression serait la suivante :

1- Situation-problème :
Existence initiale d'une situation-problème, qui est à l'origine de l'agression.

2- Comportement inadapté :
Les caractéristiques de la situation problème sont tels qu'ils induisent une forte probabilité qu'une personne ait un comportement inadapté.

3- Agression :
La réalisation du comportement inadapté provoque, réaction la plus générale dans le contexte relationnel actuel, une agression de la part d'autres personnes (ou d'autres êtres vivants).

4- Vécu émotionnel négatif :
L'agression provoque une réaction émotionnelle négative. A noter que si ce vécu émotionnel négatif initial est trop fort, la rupture peut être immédiate.

5- Mémorisation et sensibilisation :
L'ensemble de la situation, agression et contexte, est mémorisé par le sujet (mémorisation contextuelle). Vraisemblablement, ce processus de mémorisation produirait une sensibilisation à tous les types de contexte similaire.
De plus, il semblerait parfois exister un processus de "réévaluation cognitive", consécutif à l'agression, induisant une réévaluation de la signification de la situation vécue. Ainsi, en fonction des conséquences de l'agression, des informations reçues ou des discussions relatives à cette agression, il peut se produire une réévaluation cognitive du contexte, augmentant ou diminuant l'impact émotionnel actuel et le niveau de sensibilisation.

6- Situation-problème similaire :
Éventuellement, au cours du temps, la personne peut être confrontée à une nouvelle situation-problème, identique ou similaire.

7- Remémoration et signification :
L'exposition à cette nouvelle situation provoque un rappel contextuel de la situation antérieure. La signification émotionnelle donnée à cette nouvelle situation serait liée à :

– L'anticipation des situations aversives à venir.

– La contrôlabilité de la situation par le sujet (cf. besoin praxique).

– L'attitude des autres : (aspect Philique) connaissance de l'attitude et de l'aide des autres.

– La connaissance de la probabilité que cette situation à de se reproduire.

8- État émotionnel négatif :
Le rappel contextuel induit un état émotionnel dont la nature et l'intensité seraient fonction de la globalité de la situation antérieure (douleur ou souffrance initiale, conséquences, et signification idiosyncrasique).

9- Forte probabilité de comportement inadapté : L'état émotionnel négatif induit une forte probabilité que les comportements ultérieurs de la personne soient plus ou moins inadaptés.

10- Agression :
La réalisation d'un comportement inadapté provoque une nouvelle agression de la part d'autres personnes (ou d'autres êtres vivants).

11- Vécu émotionnel négatif :
L'agression provoque une réaction émotionnelle négative, qui s'ajoute à celle existant déjà. A noter que si ce vécu émotionnel négatif global est trop fort, la rupture peut survenir.

12- Dynamique cyclique négative :
La reproduction au cours du temps de ces situations graduellement de plus en plus aversives induit une augmentation de la probabilité de rupture.

13- Rupture éventuelle :
Lorsque l'intensité du vécu émotionnel négatif dépasse les capacités de résilience de la personne, l'état de rupture survient.
La rupture, selon les cas, se traduira par une réaction émotionnelle paroxystique, une somatisation, une attitude comportementale involontaire et inadaptée, ou des comportements réactionnels volontairement inadaptés.

Corrélat : 3 exemples d'interactions agressives.

b - Carences de besoins psychiques

La carence (non intentionnelle) des besoins psychiques, du fait en général d'une ignorance de leur importance, est également un facteur inducteur d'un état émotionnel négatif.
( Partie e, figure 5-D "Souffrance psychique" & "psychopathologie" )

Les besoins psychiques correspondraient aux besoins les plus complexes de l'organisme humain. Il semblerait exister deux besoins psychiques fondamentaux : le besoin "praxique" et le besoin "philique".

Dans quasiment tous les cas de carence de ces besoins psychiques, on observe que la personne ressent des émotions négatives qui l'affectent.

Remarques

Cette carence des besoins psychiques n'est pas volontaire. La déprivation volontaire des besoins psychiques relève de l'agression (voir chapitre précédant).

Besoins psychiques et dynamique psychique

Pour exemple, le besoin "philique" (d'être "aimé") apparaîtrait nettement dans les études portants sur les dysfonctionnements relationnels sociaux ou humains, où il semblerait que l'origine majeure des problèmes réside dans la souffrance psychique provoquée par l'absence de satisfaction philique.

L'absence de satisfaction philique s'observe dans toutes les situations de carence affective, de dévalorisation, d'indifférence, de non-respect, de rejet, d'exclusion du groupe social :

"Corrélativement s'élèvent des plaintes sur la déqualification [du travail]. Déqualification dont le sens ne s'épuise pas dans les indices et les salaires. Il s'agit plutôt de l'image de soi que renvoie le travail, d'autant plus honorable que la tâche est complexe, d'autant plus admiré par les autres qu'il exige un savoir-faire, des responsabilités, des risques." Dejours C. 1993 p60

"Tout le monde à besoin de signes de reconnaissance et s'ils ne sont pas positifs en quantité suffisante, on en suscitera souvent de négatifs. […] Le même processus peut se produire dans le cadre du travail. […] Des études ont montré que si dans une entreprise, le travail est dépourvu de tout élément affectif, la production baisse et des conflits se font jour. Il semble, aussi bien pour les enfants que pour les adultes, que l'opposition soit préférable à un manque d'attention total." James & Jonguevard 1979 p52-53

"Un des effets les plus puissants, les mieux cachés aussi - et pour cause -, de l'institution scolaire, et de ses rapports avec l'espace des positions sociales auxquelles elle est censée ouvrir : elle produit de plus en plus d'individus affectés de cette sorte de malaise chronique qu'institue l'expérience - plus ou moins complètement refoulée - de l'échec scolaire, absolu ou relatif, et obligés de soutenir par une sorte de bluff permanent à l'égard des autres et aussi d'eux-mêmes, une image de soi durablement écorchée, blessée ou mutilée. […] Le paradigme de ces innombrables ratés relatifs que l'on rencontre même au niveaux les plus élevé de la réussite - avec, par exemple, les élèves des petites écoles par rapport aux élèves des grandes écoles, ou les mal classés de ces dernières par rapport au mieux classés, et ainsi de suite - est sans doute le contrebassiste de Patrick Süsskind dont la très profonde et très réelle misère vient de ce que tout, au sein même de l'univers hautement privilégié qui est le sien, est comme fait pour lui rappeler qu'il y occupe une position déprimée." Bourdieu P. 1993 p601

"Dans sa profession aussi, l'allant et l'enthousiasme du jeune professeur ont fait place au découragement et, peu à peu, au sentiment d'avoir beaucoup donné de son temps, de son énergie, "de sa propre vie", sans rien recevoir en retour. Méprisée par les parents d'élèves, lâché par l'administration du lycée, ignoré du Ministère, incompris de ses élèves, plus attirés par la réussite matérielle que par les choses intellectuelles. […] elle [l'enseignante] ne peut manquer en effet de se dire que c'est pour la reconnaissance qu'ils sont les seuls à lui accorder qu'elle a tant donné ou tant perdu." Christin R. 1993 p654

"Si l'incivilité a été vue ici du côté des élèves, il faut bien relever qu'elle peut aussi être du côté des adultes. […] C'est la revendication continuelle qui refuse que "le prof soit roi", qu'il ait "tous les droits", et chacun sait que c'est le sentiment du respect qui est en jeu. Cela peut passer par des petites remarques au quotidien, du "t'es nul", aux remarques sur la tenue et sur l'éducation familiale, ce qui est le plus mal supporté." Debarbieux E. 1996 p106

"Je n'ai jamais rencontré de haine aussi violente et aussi dévorante pour un groupe que chez les quelques-uns [des enfants élevés collectivement dans un Kibboutz] qui sentaient que leur groupe ne les avait jamais accepté. Il entrait dans l'expression de leur émotion une qualité de désespoir et de déraison que jamais je n'ai rencontrée de façon aussi frappante dans notre société, sauf chez les enfants qui sentaient que leurs parents les rejetaient." Bettelheim B. 1969 p313

"L'enfant à un besoin vital d'affection et de tendresse, et la carence affective se traduit le plus souvent par des séquelles durables telles que l'agitation anxieuse et la réactivité impulsive." […] La "carence affective se retrouve régulièrement dans les cas les plus graves, ceux où un adolescent est conduit à tuer : dans une étude portant sur 18 adolescents meurtriers, Mc Carthy (1974) souligne le fait que tous ces jeunes avaient grandi dans un milieu où l'on ne tenait aucun compte des sentiments des autres." Karli P. 1987 p272

"Ces études [sur les conduites suicidaires] ont mis en évidence les principaux facteurs de risques suivants : statut marital, chômage, isolement social." Abbar M. & al. 1993 p46

"Une étude de grande envergure a montré par ailleurs que la mortalité à trois ans d'un infarctus du myocarde pouvait être prédite par deux facteurs de risques psychologiques : d'une part le degré de stress […], d'autre part le degré d'isolement social (manque de soutien et/ou difficultés de communication)." Consoli S.M. 1993 p33.


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