[ Sommaire ] · Approfondissement du chapitre 6.2 : Glossaire

Intégrité de l'organisme

[ NB : Textes provisoires. Niveau de rédaction : 1 / 5 ]



Figure A6-CC-B : Intégrité de l'organisme réduit

L'objectif de ce chapitre est de définir un concept théorique primordial, représentatif des principes fondamentaux des systèmes biologiques, qui puisse servir de référence à la définition rigoureuse de concepts relatifs aux êtres vivants.

a - Cadre directeur

Cadre directeur général

– Une définition psychobiologique et objective du concept d' "intégrité de l'organisme" devrait tenir compte :

1- De la notion d' "optimum fonctionnel".

2- Du continuum santé-maladie.

Adaptation du cadre directeur en fonction des spécificités des espèces

Cadre directeur spécifique au hominoïdes

– Une définition psychobiologique et objective du concept d' "intégrité de l'organisme" devrait tenir compte, pour les espèces hominoïdes :

3- Du continuum somato-psychique.

4- De la nature subjective du psychisme des hominoïdes.

b - Objectivation : définition psychobiologique

En tenant compte de l'ensemble des problématiques exposées ci-dessus, il est proposé les définitions suivantes concernant le concept d' "intégrité de l'organisme" :

a - Définition sur la forme

Il est proposé les définitions formelles suivantes :

– Les termes "intégrité de l'organisme", "intégrité somatique", et "intégrité psychique" dénoteront dans la suite de cette étude, autant que faire se peut, les divers aspects psychobiologiques, objectifs, intemporels et universels relatifs à la nécessité vitale pour les organismes vivants de maintenir leur intégrité structurelle et fonctionnelle.
Les substantifs "intégrité de l'organisme", "intégrité somatique", et "intégrité psychique" dénoteront un phénomène objectif.

b - Définition sur le fond : définition générale

Il est proposé la définition générale suivante de l'intégrité de l'organisme, sur le fond :

– Intégrité de l'organisme : L'intégrité d'un organisme biologique se définirait de la manière suivante :

– L'intégrité d'un organisme comprendrait une intégrité structurelle et une intégrité fonctionnelle.

– L'intégrité de l'organisme serait lésée dès l'altération d'un processus fonctionnel.
(Il est supposé que toute altération structurelle entraîne automatiquement une altération fonctionnelle.)

Remarque : La définition générale est valable pour tous les organismes vivants, indépendamment de leurs spécificités structuro-fonctionnelles.

g - Définition sur le fond : définitions spécifiques

– L'objectif des définitions spécifiques est, à partir de la définition générale qui sert de référence, de donner pour chaque type d'organisme, qui ont généralement chacun une spécificité de l'intégrité de leur organisme différente, une définition qui doit être :

– Spécifique à l'intégrité de l'organisme de chaque organisme.

– Définie en fonction et à partir des caractéristiques structuro-fonctionnelles propres au type d'organisme étudié.

– Très précise, détaillée et surtout opérationnelle.

– Les définitions spécifiques prennent en compte les spécificités constitutives (organisation anatomique) et phylogénétique (absence ou présence d'un système nerveux, degré d'évolution et de complexité de ce système nerveux, …) des différents types d'organismes, et en particulier le spécificités cognitives (renforcement instrumental, motivation, planification, conscience, intentionnalité, ...) pour les organismes les plus complexes.

Définitions spécifiques aux hominoïdes

L'intégrité somatique et/ou psychique de l'organisme des primates hominoïdes se définirait de la manière suivante :

– L'intégrité somatique serait lésée dès la non satisfaction d'un besoin somatique, le dysfonctionnement d'un système ou la destruction d'un tissus de l'organisme.

– L'intégrité psychique serait lésée dès la non satisfaction d'un besoin neurostructurel ou psychique, ou le vécu trop intense d'une émotion, en général négative.

Ce concept clé, pivot du modèle psychobiologique, ne semble pouvoir lui aussi être définit de manière indiscutable. Pour certains cas, en particulier les atteintes du psychisme, il semble plus exister un continuum qu'une limite bien définissable.


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