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C - Besoins "psychiques"
[ NB : Textes provisoires. Niveau de rédaction du sous-chapitre : 3 / 5 ]
- Plan du sous-chapitre
- a - Dynamique générale
- b - Besoin "Praxique"
- c - Besoin "Philique"
- d - Autres besoins psychiques
a - Dynamique générale
Les besoins psychiques seraient les besoins les plus complexes de l'être humain. Ces besoins n'existeraient pas à la naissance et seraient acquis durant les premières années de la vie, au cours des multiples interactions entre l'enfant et le milieu environnant.
Le facteur principal à l'origine des besoins psychiques serait le processus de motivation. Ce processus induit au niveau conscient des sensations parfois contraignantes qui incite le sujet à agir, à interagir avec les autres et avec l'environnement, pour faire face à la faim, au froid, à la peur, pour répondre à la curiosité ou pour rechercher la surprise, la joie ou l'affection.
Il est proposé d'appeler "contraintes motivationnelles hédodynamiques" les sensations produites par le processus de motivation.
Le terme motivationnel correspond au processus psychobiologique de motivation, le terme contrainte indique la force parfois impérieuse d'incitation à l'action, et le terme hédodynamique correspond à la recherche préférentielle de sensations hédoniques.
Il semblerait que les besoins psychiques correspondent à la fois à une mémorisation, à une synthèse et une généralisation de tous les résultats des actions que le sujet a réalisé sous l'effet des "contraintes motivationnelles hédodynamiques".
Après plusieurs années et des milliers d'actions motivées et de résultats, l'enfant a appris qu'il a "besoin" d'agir et qu'il a "besoin" de l'aide des autres.
L'enfant et l'adulte ne ressentiraient pas ces besoins de manière claire et distincte. Il s'agirait plutôt d'une perception désagréable et diffuse que les situations où l'on ne peut agir, où l'aide des autres fera défaut, seront des situations de relative pénibilité.
Le "besoin" d'agir (besoin "praxique") et le "besoin" de l'aide des autres (besoin "philique") seraient les deux besoins psychiques les plus fondamentaux de l'être humain.
Figure 4.2-C : Genèse des besoins psychiques réduit
Approfondissement : Étude détaillée des besoins psychiques. (disponible prochainement)
b - Besoin "Praxique"
Le besoin "praxique" correspondrait à la nécessité pour une personne de vivre des types de situations que l'on définirait dans notre cadre culturel par l'expression «besoin de liberté».
Genèse du besoin praxique
Tout au long de sa vie, chaque personne doit agir quotidiennement et concrètement pour faire face à ses "contraintes motivationnelles hédodynamiques", sous peine de douleurs ou de souffrances.
Depuis la naissance, les besoins alimentaires, dipsique ou de miction, les sensations de pénibilité, les émotions négatives ou les sensations et émotions agréables incitent l'enfant, parfois de façon impérieuse, a agir concrètement.
Chaque fois que l'enfant a faim ou soif, il ressent une sensation désagréable dont la pénibilité augmente avec le temps. S'il ne peut agir pour demander de la nourriture ou en prendre par lui-même, la pénibilité continuera à augmenter. S'il peut agir et manger ou boire, la gêne disparaîtra pour être remplacée par une sensation agréable, d'autant plus plaisante qu'il pourra agir en choisissant les nourritures ou boissons qu'il préfère.
Chaque fois que l'enfant à mal, souffre, ressent du dégoût ou a peur, il ressent des sensations et des émotions désagréables dont la pénibilité augmente avec le temps. S'il ne peut agir pour supprimer la cause de sa douleur, de sa gêne, de son dégoût ou de sa peur, la pénibilité continuera à augmenter. S'il peut agir et modifier la situation de telle sorte que la cause soit supprimée, la pénibilité diminuera ou disparaîtra.
Chaque fois que l'enfant est confronté à des situations où existent des potentialités d'intérêt, de surprise, de joie ou de plaisir, il ressent par anticipation des sensations et des émotions agréables. S'il ne peut agir pour vivre effectivement ces situations, il ressentira une sensation désagréable de frustration, dont la pénibilité sera d'autant plus forte que le plaisir anticipé était considérable. S'il peut agir, il ressentira des affects agréables, d'autant plus plaisants qu'il aura la possibilité d'agir sur les caractéristiques des situations afin d'augmenter l'intensité de ces sensations et émotions.
Conclusion
Il semblerait que la multiple répétition, durant de nombreuses années, de toutes ces situations induira chez l'enfant le sentiment - qui n'est pas toujours conscient - que pouvoir agir, qu'être "libre", est une nécessité fondamentale.
Figure 4.2-C : Besoin praxique, résumé synoptique réduit
Approfondissement : Étude détaillée du besoin praxique.
c - Besoin "Philique"
Le besoin "philique" correspondrait à la nécessité pour une personne de vivre des types de relations sociales que l'on définirait dans notre cadre culturel par l'expression «besoin d'être "aimé" par les autres».
Genèse du besoin philique
Tout au long de sa vie, ou du moins durant toute sa période de développement, chaque personne, pour faire face quotidiennement à ses propres "contraintes motivationnelles hédodynamiques", doit fréquemment interagir avec les autres personnes de son entourage.
L'attitude des autres personnes lui permettra éventuellement d'agir concrètement pour satisfaire ses "contraintes motivationnelles hédodynamiques".
Le "besoin philique" (d'être "aimé"), correspondrait, pour chaque sujet, à la nécessité affective de savoir que les autres personnes sont disposés, de façon sincère et authentique, à permettre et à aider à satisfaire ses propres "contraintes motivationnelles hédodynamiques".
Depuis la naissance, les besoins alimentaires, dipsique ou de miction, les sensations de pénibilité, les émotions négatives ou les sensations et émotions agréables incitent l'enfant, parfois de façon impérieuse, a agir concrètement.
Chaque fois que l'enfant a faim ou soif, il ressent une sensation désagréable dont la pénibilité augmente avec le temps. S'il ne peut agir à cause des autres pour demander de la nourriture ou en prendre par lui-même, la pénibilité continuera à augmenter et les affects qu'il éprouvera envers les autres seront alors négatifs. S'il peut agir grâce à l'aide des autres et manger ou boire, la gêne disparaîtra pour être remplacée par une sensation agréable, d'autant plus plaisante que, si de surcroît toujours grâce à l'aide des autres, il pourra agir en choisissant les nourritures ou boissons qu'il préfère. Les affects qu'il éprouvera envers les autres seront alors positifs.
Chaque fois que l'enfant à mal, souffre, ressent du dégoût ou a peur, il ressent des sensations et des émotions désagréables dont la pénibilité augmente avec le temps. S'il ne peut agir à cause des autres pour supprimer la cause de sa douleur, de sa gêne, de son dégoût ou de sa peur, la pénibilité continuera à augmenter et les affects qu'il éprouvera envers les autres seront alors négatifs. S'il peut agir grâce à l'aide des autres et modifier, ou faire modifier, la situation de telle sorte que la cause soit supprimée, la pénibilité diminuera ou disparaîtra. Les affects qu'il éprouvera envers les autres seront alors positifs.
Chaque fois que l'enfant est confronté à des situations où existent des potentialités d'intérêt, de surprise, de joie ou de plaisir, il ressent par anticipation des sensations et des émotions agréables. S'il ne peut agir à cause des autres pour vivre effectivement ces situations, il ressentira une sensation désagréable de frustration, dont la pénibilité sera d'autant plus forte que le plaisir anticipé était considérable. Les affects qu'il éprouvera envers les autres seront alors négatifs. S'il peut agir grâce à l'aide des autres, il ressentira des affects agréables, d'autant plus plaisants que, si de surcroît toujours grâce à l'aide des autres, il aura la possibilité d'agir sur les caractéristiques des situations afin d'augmenter l'intensité de ces sensations et émotions. Les affects qu'il éprouvera envers les autres seront alors positifs.
Conclusion
Il semblerait que la multiple répétition, durant de nombreuses années, de toutes ces situations induira chez l'enfant le sentiment - qui n'est pas toujours conscient - que la disposition des autres personnes à une aide active et authentique à satisfaire ses propres "contraintes motivationnelles hédodynamiques" est une nécessité fondamentale.
Figure 4.2-C : Besoin philique, résumé synoptique réduit
Approfondissement : Étude détaillée du besoin philique.
d - Autres besoins psychiques
Les autres besoins psychiques les plus importants seraient les besoins de sécurité, de justice, d'authenticité, d'intimité, de diversité, de confort et de créativité.
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