[ page précédente ] · page 5 / 5 · [ page suivante ] · [ début chapitre ]


· Somesthésie

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Vestibulaire

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Nociception

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Souffrance

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Douleur

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Olfaction

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Gustation

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Audition

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Vision

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Catégorisation

La catégorisation serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.

La catégorisation serait un processus cognitif induisant le regroupement dans une même classe des objets ou des personnes de même nature.

La catégorisation serait une propriété intrinsèque des réseaux neuronaux néocorticaux, voire même une propriété spécifique de l'architecture en réseaux.

Remarques

Le processus de catégorisation semble être un processus ayant un impact fondamental dans tous les processus de représentation. De manière indirecte, ce processus modulerait en profondeur le développement et la dynamique des comportements les plus complexes.

Dans l'hypothèse purement spéculative où le processus de catégorisation n'existerait pas, il semblerait que les systèmes de représentation du monde et les comportements et valeurs subséquents seraient radicalement modifiés.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de catégorisation. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Généralisation

La généralisation serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.

La généralisation serait un processus cognitif par lequel les propriétés et caractères observés sur un nombre limité de cas ou d'individus sont étendus à l'ensemble d'une classe, ou à une autre classe.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de généralisation. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Abstraction

L'abstraction serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.

L'abstraction serait un processus cognitif par lequel l'information retenue devient de plus en plus abstraite à mesure que le temps s'écoule, de sorte que le sujet vient à ne plus se souvenir, au bout de plusieurs mois, que des thèmes généraux.

Remarques

NB : Concernant le processus d'abstraction, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus d'abstraction. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Empathie

L'empathie serait un processus cognitif élaboré, qui existerait chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.

L'empathie serait un processus cognitif par lequel un sujet, à partir d'informations principalement non verbales, s'identifie à quelqu'un, et ressent ce qu'il ressent, partage et éprouve les sentiments de l'autre.

Remarques

NB : Concernant le processus d'empathie, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus d'empathie. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Frustration

La frustration serait un processus cognitif, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et apparaissant au cours du développement.

La frustration serait un état émotionnel résultant de l'empêchement à atteindre un but ou un objectif désiré.

Remarques

NB : Concernant le processus de frustration, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de frustration. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Culpabilité

La culpabilité serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, voire uniquement l'Homme, et qui apparaîtrait au cours du développement en raison de facteurs culturels bien précis.

La culpabilité serait un état émotionnel provoqué par une évaluation cognitive en rapport avec la transgression d'une norme interne au sujet.

La culpabilité serait induite par une auto-évaluation du sujet, jugeant de façon négative un de ses actes ou pensées, et ceci indépendamment de l'opinion d'autrui.

D'après des données anthropologiques (Ruth Benedict, E.R. Dodds) on observe l'existence de sociétés marquées par la culpabilité (guilt cultures) et d'autres caractérisées par la honte (shame cultures). Ces données laissent supposer que la honte et la culpabilité seraient des sentiments émotionnels acquis en raison de particularités culturelles.

Remarques

NB : Concernant le processus de culpabilité, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de culpabilité. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Honte

La honte serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, voire uniquement l'Homme, et qui apparaîtrait au cours du développement en raison de facteurs culturels bien précis.

La honte serait un état émotionnel provoqué par une évaluation cognitive en rapport avec la transgression d'une norme externe au sujet.

La honte serait induite par des jugements négatifs formulés par autrui, et provoque chez le sujet un sentiment pénible de son infériorité, de son indignité ou de son abaissement dans l'opinion des autres.

D'après des données anthropologiques (Ruth Benedict, E.R. Dodds) on observe l'existence de sociétés marquées par la culpabilité (guilt cultures) et d'autres caractérisées par la honte (shame cultures). Ces données laissent supposer que la honte et la culpabilité seraient des sentiments émotionnels acquis en raison de particularités culturelles.

Remarques

NB : Concernant le processus de honte, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de honte. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Colère

La colère serait un processus cognitif, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et apparaissant au cours du développement.

La colère, émotion secondaire, intense et paroxystique, serait une forme cognitive de la rage. Il semblerait que le processus de colère apparaisse lorsque l'enfant est capable d'inférence causale, et qu'il ait une compréhension de causalité entre certains événements qui lui portent préjudice et l'agent externe responsable de ces évènements. La colère serait de la rage dirigée vers l'agent responsable des événement négatifs.

Remarques

NB : Concernant le processus de colère, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de colère. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Haine

La haine serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, et qui apparaîtrait au cours du développement.

La haine serait une émotion secondaire, intense et violente, qui pousse à vouloir du mal à quelqu'un et à se réjouir du mal qui lui arrive.

Remarques

NB : Concernant le processus de haine, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de haine. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Imitation

L'imitation serait un processus cognitif, existant chez tous les mammifères, et apparaissant tôt au cours du développement.

L'imitation consiste en la reproduction du comportement d'un modèle observé.

L'imitation serait liée, du moins en partie, au processus d'empathie.

Approfondissement : Étude détaillée du processus d'imitation. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Anticipation

L'anticipation serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus d'anticipation, distincts les uns des autres.

L'anticipation serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.

L'anticipation semble apparaître à tous les niveaux de l'échelle phylogénétique et intervient dans différentes fonctions.

Approfondissement : Étude détaillée du processus d'anticipation. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Signification

La signification serait un processus cognitif élaboré, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, et qui apparaîtrait au cours du développement.

La signification serait un processus cognitif d'attribution, à des expériences ou à des connaissances personnelles, d'une signification qui devient prépondérante dans le vécu subjectif du sujet.

Remarques

NB : Concernant le processus de signification, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de signification/symbolisation. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Compréhension

La compréhension serait un processus cognitif élaboré, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et apparaissant au cours du développement.

La compréhension serait un processus cognitif, ou la résultante d'un ensemble de processus cognitifs, aboutissant à l'intégration correcte d'une connaissance nouvelle aux connaissances préexistantes d'un individu.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de compréhension. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Attention

L'attention serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.

L'attention serait un processus par lequel un sujet augmente son efficience à l'égard de certains contenus psychologiques (perception, intellection, souvenir).

L'attention serait sous-tendue, entre autres, par l'aire nodale PG (ou aire 7a).

Remarques

l'orientation et l'attention seraient des processus primordiaux du traitement de l'information. La perception d'un stimulus nécessite en effet, dans un premier temps, l'orientation des organes sensoriels en direction du signal, puis, dans un deuxième temps, la focalisation des ressources cognitives sur le signal perçu (ou la pensée endogène) afin de permettre son traitement.

Approfondissement : Étude détaillée du processus d'attention. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Causalité (inférence causale)

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Planification

La planification serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.

La planification serait un processus cognitif de structuration temporelle d'une suite ordonnée d'événement.

La planification serait sous-tendue, principalement, par la spécificité anatomo-fonctionnelle du lobe pré-frontal.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de planification. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Conscience

La conscience serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez certains primates hominoïdes, et qui apparaîtrait au cours du développement.

La conscience serait un processus cognitif de haut niveau, qui permet au sujet d'accéder à un état de connaissance supérieur, celui de sa propre existence.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de conscience. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Mémoire

Questions ouvertes

Qu'est-ce que la mémoire ?

Discussion

La signification du concept de "mémoire" a beaucoup changé au cours du XXe siècle. Depuis les premières études d'Ebbinghaus (1885), en passant par les différents modèles proposés (modèle séquentiel d'Atkinson et Shiffin (1968), mémoire de travail de Baddeley & Hitch (1974), etc.), jusqu'aux "systèmes de mémoires" actuels, le terme de mémoire à renvoyé à des conceptualisations et à des processus neurobiologiques bien différents.

En prenant une définition la plus large et la plus brève possible du concept de mémoire, telle "trace actuelle d'un événement passé", on s'aperçoit que tout est mémoire ! Même une faible dépolarisation cellulaire, ne durant que quelques millisecondes, laisse une trace cellulaire (modification localisée de la concentration ionique intracellulaire), qui va modifier de nombreux processus intracellulaires (car quelques millisecondes représente une période très longue pour les enzymes, dont la durée de l'activité élémentaire est 1.000 à 100.000 fois inférieure à la milliseconde).

Peut-on appeler cela "mémoire" ?

Problématique centrale

Quelle serait la problématique centrale de ce que l'on pourrait appeler "mémoire" ?

Par rapport au sens commun du terme, où "mémoire" signifie : «Faculté de conserver et de rappeler des états de conscience passés» ou «Activité qui permet de retenir des expériences antérieurement vécues», la problématique centrale de ce phénomène serait la potentialité de "rappel du passé".

La définition bionormée du phénomène de mémoire devrait donc prendre en compte les processus cérébraux permettant le "rappel du passé".

Définition

Mémoire : processus neurobiologiques complexes qui rendent possible la capacité pour un sujet de se souvenir d'un fait passé (ce qui impliquerait des processus de fixation, de conservation, de rappel et de reconnaissance des souvenirs).

Bases neurobiologiques de la mémoire

Les données et les hypothèses concernant la mémoire (au sens définit précédemment) sont très limitées : ce processus hautement complexe dépendrait des régions dites limbiques et néocorticales (principalement lobe frontal, aires associatives, cortex cingulaire, cortex parahippocampal, et d'un réseau de structures sous corticales ou limbiques : thalamus antérieur, hippocampe, amygdale, noyaux mamillaires). Fonctionnellement, les hypothèses, quand elles existent, sont très spéculatives à l'heure actuelle.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de mémoire. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Décision

La décision serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus de décision, distincts les uns des autres.

La décision correspondrait au déclenchement d'un événement par le système nerveux, après traitement de stimuli ou d'information.

Remarques

NB : Concernant le processus de décision, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

Approfondissement : Étude détaillée du processus de décision. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Raisonnement

La logique, ou manière de raisonner, de l'homme adulte semble être une logique syncrétique, amalgame variable de différentes formes de raisonnements, certains propres à la structure fonctionnelle du système nerveux, d'autres spécifiques à l'environnement écologique et surtout culturel.

Figure 4.3-C : Raisonnement : développement & acquisition réduit

a - Logique "innée" ou neurale

La logique "innée" correspondrait aux modes d'activités propres au système nerveux, engendrés par l'architecture spécifique du cerveau mammalien et humain.

Les caractéristiques de la logique neurale seraient :

– La prépondérance des sensations et des impressions sensorielles.

– La prépondérance des sensations et des impressions émotionnelles et affectives.

– La prépondérance du concret.

– La prépondérance du vécu.

La logique neurale serait très dépendante de la "puissance affirmatrice des perceptions et des représentations sensorielles et affectives".

Par exemple, à la question de la mobilité de la terre et du soleil, à partir de la perception de l'immobilité de la terre et de l'observation du mouvement du soleil dans le ciel, l'homme en viendra à déduire que la terre est immobile et que le soleil tourne autour.
À la question de savoir si un objet ayant une température de 80 degré Celsius est "chaud" ou "froid", par le contact avec cet objet, une personne déclarera qu'il est "brûlant", alors que dans l'absolu, où les températures s'échelonnent entre -273.15 °C et 108 °C, 80 °C est plutôt une température "froide".

La logique neurale serait subjective par nature. Il semblerait que l'objectivité, ou plutôt un moindre degré de subjectivité, ne s'acquière que progressivement, au cours d'un long travail d'étude et de réflexion.

Remarques

La logique neurale serait spécifique à la dynamique fonctionnelle de l'ensemble du système nerveux central.

Les logiques acquises seraient plutôt spécifiques à la dynamique fonctionnelle du néocortex.

b - Logiques "acquises"

L'existence de différentes logiques acquises, écologique, culturelle et formelle, se justifierait par l'existence d'environnements bien caractéristiques (et bien distinct les uns des autres) qui induiraient l'apprentissage de certaines forme de raisonnement : environnement physique et écologique, environnement culturel, et environnement scientifique.

L'apprentissages des formes de logique ne se ferait pas n'importe comment, mais se réaliserait uniquement dans la "marge de plasticité" du système nerveux.

a - Logique écologique

La logique écologique correspondrait à l'acquisition d'une forme de raisonnement dépendante des phénomènes naturels.

Initialement l'homme observe des phénomènes naturels : après la pluie, l'environnement est humide ; Après le jour vient la nuit, à laquelle succède à nouveau le jour ; Les objets tombent en direction du sol, etc.
À partir de ces observations, il infère des règles logiques (ici de logique écologique) qu'il applique à d'autres problèmes ou questions : Par exemple, à la supposition de la rotondité de la terre, il en viendra à déduire que les habitants de la partie "inférieure" du globe devraient "tomber" dans le vide.

Cette logique écologique, de nature subjective, serait acquise par simple imprégnation au cours du temps, par l'exposition répétée aux phénomènes naturels.

b - Logique culturelle

La logique culturelle correspondrait aux formes de raisonnement utilisées par tel ou tel groupe culturel.

Par exemple, dans l'Antiquité, il était tout à fait logique et normal pour un citoyen de la guerrière cité de Sparte de tuer les nouveau-nés atteints de difformités, dans la mesure où ils ne pourraient à l'âge adulte assumer les obligations militaires.

Cette logique culturelle, de nature subjective, serait transmise par simple imprégnation au cours du temps, par l'exposition répétée aux us et coutumes du groupe social d'appartenance.

g - Logique formelle

La logique formelle correspondrait aux formes de raisonnement utilisés en logique formelle classique, en mathématique et en sciences.

Cette logique formelle, de nature objectivante (c'est-à-dire tendant à l'objectivité, ou du moins à un moindre degré de subjectivité), serait graduellement acquise par un apprentissage et un entraînement systématique.

d - Logique scolastique

La logique scolastique correspondrait aux formes de raisonnement apprises de façon méthodique dans le cadre scolaire.

Les caractéristiques de la logique scolastique serait variables, en fonction du contenu pédagogiques des programmes. Elle serait en général un panaché composé des logiques écologique, culturelle et formelle.

e - Logique adulte syncrétique

En général, chez l'adulte, les différentes formes de logique décrites ci-dessus coexisteraient. Le raisonnement habituel, qui est subjectivement considéré comme correct, serait en fait un raisonnement syncrétique constitué de la combinaison de ces différentes formes de logique.

Remarques

La forme de logique dominante chez l'adulte serait une logique syncrétique, mais où la logique neurale resterait prépondérante.

Les formes de logiques "acquises" seraient très dépendantes de la logique "innée". Il semblerait que la logique neurale reste la logique fondamentale du système nerveux, malgré l'apprentissage d'autres logiques.

Ce phénomène expliquerait les "résistances cognitives" observées chez les apprenants, où, malgré l'apprentissage de connaissances scientifiques objectives, les sujets persistent à raisonner dans un mode prélogique.

L'usage d'une logique acquise resterait limitée au contexte d'apprentissage, avec peu de possibilité de transfert de connaissance ou de raisonnement. Il semblerait que dès que l'on s'éloigne du cadre d'apprentissage d'une logique, ce soit la logique neurale qui prévaut.

Ce phénomène serait mis en évidence par les travaux de M.P. Palmarini qui "retrouve chez l'adulte exactement les mêmes stratégies cognitives et les mêmes raccourcis intuitifs que chez l'enfant", à condition "changer de formulation et de niveau de difficulté des problèmes posés". Ce protocole correspondrait à placer le sujet dans une nouvelle situation, qu'il n'a pas appris à résoudre de façon rationnelle, et qu'il résoudrait donc, comme l'enfant, sur la base de la logique neurale.

On pourrait émettre l'hypothèse que, suivant le contexte écologique et socio-culturel, certaines formes de logique pourraient ne pas être apprise. Dans le cas minimal, la logique du raisonnement humain serait essentiellement neurale.

c - Remarques diverses

Dans le cas où les hypothèses exposées ci-dessus seraient exactes, il conviendrait de favoriser par l'éducation le développement et l'acquisition des logiques rationnelles et scientifiques, afin de maximiser les capacités d'objectivité du raisonnement humain.

En effet, d'une part, d'après M.P. Palmarini, "il ne suffit pas d'être informés au sujet de nos illusions décisionnelles et de la magie spontanée de notre pensée pour approcher de la rationalité idéale".
Et, d'autre part, d'après les données de l'ethnologie, il semblerait que la subjectivité du raisonnement humain soit telle que l'être humain puisse élaborer de nombreuses formes différentes de raisonnement et qu'il puisse ainsi aboutir et croire quasiment à n'importe quelle conclusion.

Approfondissement : Étude détaillée du développement et de la dynamique du processus de raisonnement. (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


· Symbolisation

... texte disponible prochainement ...

Appronfondissement : (disponible prochainement) ¨ Articles connexes


[ page précédente ] · page 5 / 5 · [ page suivante ] · [ début chapitre ]


www.psychobiology.org