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E - Perspectives médicales

Plan du sous-chapitre
a - Modèle général de la dynamique somato-psychique
b - Classification étionosographique des pathologies

Par rapport à la santé et aux états de pathologie, quelles seraient les implications médicales du modèle psychobiologique de l'être humain ?

Les principaux apports du modèle psychobiologique seraient :

– Un modèle général de la dynamique somato-psychique de l'organisme humain, valable pour l'ensemble de la population dans le quotidien de leurs interactions interindividuelles.

– Une classification "étionosographique" des pathologies, présentant les maladies en fonction à la fois (1) du processus psychobiologique altéré, (2) de l'étiologie de l'altération de ce processus, et (3) des symptômes provoqués par cette altération.

La principale conclusion médicale du modèle psychobiologique est que la majorité des états de "souffrance psychique" serait dû à une "dysévolution fonctionnelle" des processus dits "émotionnels", indirectement provoquée par des comportements inappropriés ou des croyances culturelles erronées.

a - Modèle général de la dynamique somato-psychique

a - Dynamique somato-psychique générale

Les hypothèses suivantes présentent de la manière la plus synthétique et globale possible un modèle de la dynamique somato-psychique de l'organisme humain.

Dynamique somato-psychique positive

En résumé, il semblerait que le développement de la personne serait et resterait dans une dynamique positive tant que :

– L'organisme est exempt d'agents pathogènes ou traumatiques externes, d'anomalies génétiques ou de pathologies dégénératives.

– Les besoins psychobiologiques sont satisfaits, quantitativement et qualitativement.

– La majorité des émotions vécues sont positives (plaisir, joie, intérêt, surprise, ...).

Dynamique somato-psychique négative

Par contre, le développement de la personne entrerait dans une dynamique pathologique en cas de :

– Présence d'agents pathogènes ou traumatiques externes, d'anomalies génétiques ou de pathologies dégénératives.

– Non satisfaction chronique d'un ou de plusieurs besoins somatiques.

Le développement entrerait dans une dynamique de type "psychopathologique" en cas de :

– Présence au niveau des structures nerveuses les plus complexes d'agents pathogènes ou traumatiques externes, d'anomalies génétiques ou de pathologies dégénératives.

– Non satisfaction chronique d'un ou de plusieurs besoins neurostructurels ou psychiques.

– Et/ou lorsque une ou plusieurs émotions négatives (peur/anxiété, dégoût, honte, culpabilité, ...) sont vécues de façon trop intense.

b - Dynamique "psychopathologique"

L'apport le plus intéressant du modèle psychobiologique concernerait certains états de type "psychopathologique", ceux correspondant à des "dysévolutions fonctionnelles" des processus les plus complexes du traitement de l'information.
(cf. Txtt1 suivant : "Classification des pathologies")

La "dysévolution fonctionnelle" ne serait pas un état de maladie. Les processus neurobiologiques ne seraient pas dysfonctionnels, mais le "résultat" de leur "fonctionnement" serait inapproprié.

Il existerait deux grandes classes de problèmes psychiques ayant comme origine une "dysévolution fonctionnelle" :

– Les états de souffrances psychiques, produit par un vécu trop intense ou chronique d'une ou de plusieurs émotions, en général négatives.
("dysévolution fonctionnelle" des processus "émotionnels" de traitement de l'information.)

– Les états de distorsion cognitive, résultant d'un conditionnement ou d'un apprentissage dysadéquat en référence à la Réalité psychobiologique du monde.
("dysévolution fonctionnelle" des processus "cognitifs" de traitement de l'information.)

Remarques

A noter que le traitement des psychopathologies ayant comme étiologie des agents pathogènes ou traumatiques externes, des anomalies génétiques ou des pathologies dégénératives relèverait d'une approche neurologique ou psychiatrique "classique".

b.1 - "Souffrance psychique" & "Psychopathologie"

D'après le modèle psychobiologique, il semblerait que la dynamique du psychisme humain s'articule principalement autour des structures dites "limbiques", qui constitueraient le "cœur" fonctionnel des processus neuraux dits "émotionnels".

Il semblerait que le facteur fondamental à l'origine des états de souffrance psychique, voire de "psychopathologie", soit la prédominance d'un état émotionnel généralement négatif, qui envahirait de façon durable et intense le champ de la conscience du sujet.

Figure 5-E : "Souffrance psychique" & "psychopathologie" réduit

L'état de "souffrance psychique" correspondrait à l'envahissement du champ de la conscience du sujet par une émotion négative dont la pénibilité provoque une altération partielle de la relation au monde. La psychopathologie correspondrait l'envahissement du champ de la conscience par une émotion négative dont l'intensité serait telle que le sujet n'est plus capable de faire face aux sollicitations du monde extérieur, social ou écologique.

La souffrance psychique, voire la psychopathologie, aurait comme origine :

– Une agression.

– Une carence des besoins psychiques.

– Des pathologies ou des traumatismes des structures limbiques ou néocorticales.

– Un effet des processus cognitifs, qui pourraient être responsables de la souffrance psychique, soit directement, soit indirectement en ayant un rôle modulateur dans l'intensité de l'émotion perçue par le sujet.

L'état psychique quotidien serait caractérisé par la coexistence de plusieurs dynamiques émotionnelles, positives, neutres ou négatives, qui se cumuleraient ou se neutraliseraient, et qui pourraient, au cours du temps, provoquer la souffrance psychique ou la psychopathologie.

Cette étiologie des altérations psychiques semblerait être majeure et concernerait l'ensemble de la population, quotidiennement, avec des degrés variables de souffrance et d'invalidité, et elle constitueraient la majorité des cas des problèmes affectifs et relationnels, et la majorité des cas de consultations psychiatriques.

Approfondissement : Explicitation détaillée du phénomène de "souffrance psychique".

b.2 - "Distorsion cognitive" & "psychopathologie"

Est appelé "distorsion cognitive" toutes les connaissances d'un sujet qui sont erronées par rapport à la Réalité biologique du monde et psychobiologique de l'être humain.

L'état de distorsion cognitive n'est pas un état pathologique en soit, dans la mesure où les processus cognitifs de l'être humain lui permettent d'apprendre de nombreuses connaissances, indépendamment de leur degré de validité.

L'état de distorsion cognitive est problématique dans la mesure où une personne ayant des croyances erronées est susceptible d'agir de manière inapproprié, tant par rapport à elle-même, qu'aux autres ou à l'environnement écologique.

La problématique principale de la distorsion cognitive est qu'elle est un facteur potentiel majeur de problèmes écologiques ou humains futurs.

L'état de distorsion cognitive deviendrait un état psychopathologique lorsqu'une croyance erronée ne pourrait plus être modifiée, induisant alors la persistance de comportements inappropriés.

Remarques

A noter qu'en général l'état de distorsion cognitive ne perturbe aucunement le sujet, au contraire de l'état de souffrance psychique. Une personne peut avoir des distorsions cognitives et des comportements subséquents inappropriés et être dans un état psychique et émotionnel très positif. Le comportement inapproprié pose un problème objectif et réel au sujet et aux autres, mais le sujet n'en est pas conscient, ou cela ne l'affecte pas.

Approfondissement : Explicitation détaillée du phénomène de "distorsion cognitive".

b.3 - conclusion

Dans l'hypothèse où ce modèle théorique global correspondrait à la réalité de la dynamique psychique, ses implications, tant préventives que thérapeutiques, seraient importantes.

Approfondissement : Explicitation détaillée de la dynamique psychopathologique. (disponible prochainement)

b - Classification étionosographique des pathologies

Figure 5-E : Classification étionosographique des pathologies réduit

La proposition de classification "étionosographique" des pathologies présentée dans ce chapitre s'articule autour de trois axes clés :

– Le premier axe clé, principal, est la classification fonctionnelle. Cette classification regroupe les maladies en fonction du type de processus psychobiologique altéré.
Cette classification serait la plus fondamentale, dans la mesure où c'est l'altération d'un ou de plusieurs processus fonctionnels, indépendamment de leurs causes ou symptômes, qui constituerait ce qui est défini par le terme de "maladie".

– Le second axe clé est la classification étiologique. Cette classification regroupe les maladies en fonction des causes provoquant l'altération des processus psychobiologiques.

– Le troisième axe clé est la classification nosographique. Cette classification regroupe les maladies en fonction des symptômes provoqués par l'altération des processus psychobiologiques.

Cette classification "étionosographique", globale, permettrait de mieux situer les pathologies les unes par rapport aux autres et de mieux délimiter les domaines d'intervention des champs scientifiques connexes (éducatif, physiologique, médical, clinique, ...).

Approfondissement : Explicitation détaillée de la classification étionosographique.


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